Piment oiseau

09 février 2016

Beignets fourrés à la confiture (au levain)

 

beignets au levain fourrés à la confiture

 

          Je vous avais dit que Flo était une vilaine tentatrice? L'année dernière elle nous avait fait goûter à ses beignets au levain fourrés à la confiture, à l'occasion de mardi gras. Mister T en avait eu presque la larme à l'oeil tellement ils étaient à tomber par terre. Par contre une vraie larme a coulé quand il s'est rendu compte qu'il n'y en avait plus dans l'assiette...

          Comme elle n'est pas totalement diabolique, elle m'a refilé pour la énième fois un peu de levain pour que je puisse en faire. Le dernier en date, je le bichonne tellement qu'on dirait presque un animal de compagnie. J'ai laissé Mister T lui choisir un petit nom, comme il est de coutume avec un levain. Après Kayser, Phénix, Franky et un dernier que j'ai laissé mourir desséché avant même de le baptiser, faites place à ... José! Pourquoi? Parce que si on le prononce à l'espagnol, ça donne levain José (le vin rrrrosé). Bad dum pshhh! Un jour il fera du one man show, promis! En attendant, régalons-nous avec Josélito :-)

 

Beignets au levain fourrés à la confiture

(pour environ 15 beignets)

Pour la pâte à beignets:
-300 g de farine T55
-100 g de levain rafraîchi la veille
-5 g de levure de boulanger fraîche
-2 càs de sucre
-6 g de sel
-5 cl de lait tiède
-2 oeufs
-70 g de beurre ramolli (mais pas fondu)
-un bain d'huile de friture

Pour la garniture:
-un pot de confiture (de votre choix)
-un peu de sucre semoule
-une pincée de cannelle

Mélangez dans le bol de votre robot (ou à la main) tous les ingrédients de la pâte sauf le beurre. Quand le mélange devient homogène, incoporez le beurre en petits morceaux. Pétrissez environ 10 min jusqu'à obtention d'une boule de pâte. Couvrez de film alimentaire et laissez reposer 2H à température ambiante.
Au bout de ce temps, dégazez la pâte et abaissez-la à l'aide d'un rouleau à pâtisserie sur une épaisseur de 1/2 cm. Découpez une trentaine de disques de pâte à l'aide d'un petit emporte-pièce ou d'un verre retourné (8 cm de diamètre environ). Rassemblez les chutes en une boule de pâte, abaissez-la et renouveler l'opération.
Sur la moitié des disques, déposez un peu de confiture. Mouillez les bords avec de l'eau puis recouvrez avec un autre disque de pâte. Soudez bien les bords et réservez-les sur une plaque. Recouvrez d'un linge et laissez reposer encore 1 h.

Faites chauffer un bain d'huile et plongez-y délicatement les beignets, en les retournant (comptez envion 3 min de cuisson). Egouttez sur du papier absorbant (je préfère une grille à pâtisserie), puis roulez-les dans un peu de sucre semoule et de cannelle. Dégustez mais attention à ne pas vous brûler, c'est chaud!

 

beignets au levain

 

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08 février 2016

Gosari namul

gosari namul- fougères à la coréenne - korean style fern

 

          Comme je vous l'avais annoncé la dernière fois, nous nous sommes réunis ce week-end autour d'un festin coréen, à l'occasion du nouvel an lunaire. J'ai apporté, entre autres, un drôle de plat qui a suscité l'étonnement chez tous les convives. Si je vous dis que je vous ai préparé des pousses de fougères, quelle serait votre réaction? Je sais, on mange vraiment de ces trucs chez Piment Oiseau!
          C'est en feuilletant mes livres de cuisine coréenne que je suis tombée sur cette recette et que je me suis rappelée que j'avais un paquet de fougères séchées dans mes placards! Il s'agit d'un accompagnement à picorer autour des plats principaux, faisant partie de la grande famille des banchan (namul désignant un plat de légumes assaisonnés). La texture est très particulière, un peu comme des haricots verts un peu ferme, et la saveur rappelle un peu le champignon. Finalement, à ma grande surprise, tout le monde en a repris et mon gosari namul a même fini dans nos doggy bags!

 

Gosari namul

(pour 4 à 6 personnes)

-50 g de pousses de fougères séchées (en épicerie coréenne)
-4 càs d'huile de sésame
-1 tige d'oignon nouveau
-1 gousse d'ail
-2 càs de sauce soja
-sel
-un peu de graines de sésame
-15 cl d'eau


Faites tremper les pousses de fougères dans de l'eau pendant toute une nuit. Le lendemain, égouttez-les et plongez-les dans un faitout d'eau bouillante. Laissez reprendre l'ébullition et faites cuire 30 min. Egouttez-les et coupez-les en tronçons de 5 cm environ (ôtez éventuellement les pousses un peu dures).

Faites revenir dans un wok l'oignon nouveau émincé et l'ail râpé (ou haché). Ajoutez les pousses de fougères et faites-les revenir pendant 5 minutes. Versez la sauce et l'eau et portez à ébullition, jusqu'à évaporation du liquide. Rectifiez l'assaisonnement avec le sel et parsemez de graines de sésame. Servez en accompagnement.

 

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05 février 2016

Kimchi Jjigae

kimchi jjigae

 

          Pour le Nouvel An lunaire nous avons décidé, avec quelques amies gourmandes qui se reconnaîtront, de célébrer ce week-end la fête de Seollal, qui dure normalement 3 jours en Corée. Nous avons prévu quelques plats traditionnels au programme, j'ai hâte d'y être! Ce ragoût de kimchi ne fait pas partie du menu mais il aurait très bien pu y trouver sa place, avec les températures actuelles dans l'Est.

          Pour moi il s'agit avant tout d'un souvenir de voyage assez insolite. Lors de mon premier séjour en Corée, j'ai rencontré des tas de nouvelles personnes en faisant du couchsurfing. J'ai ainsi fait connaissance avec un drôle d'américain qui était prof d'anglais à Seoul, et qui à vrai dire, était un peu bizarre. Ressemblant comme deux gouttes d'eau à Ali G, il était toujours enthousiaste, avec des OH MY GOD à tout va et toujours dans l'exagération: une vraie caricature. Il m'avait accueillie à la gare d'Ilsan, au nord de la capitale, sur un scooter et avec un seul casque pour deux (c'est moi qui l'ai eu, ouf). Il m'a fait visiter la campagne de Goyang en slalomant comme un malade entre les bus, m'a emmenée à un festival du crabe au bord de la rivière Han, on a frôlé l'infarctus quand un faisan nous a sauté dessus au milieu d'une plantation de choux, on a craché nos poumons en grimpant sur une petite montagne (où il y avait des panneaux indiquant les distances à parcourir mais il ne pigeait rien car c'était en mètres, et lui ne connaissait que les miles), on a trouvé une petite cabane avec des chiots sous un pont, où il a passé un quart d'heure à les cajoler pendant que je poireautais sur le scooter. J'ai l'impression d'être le père affabulateur dans Big Fish mais tout ça est vraiment arrivé, et en une seule journée, qui plus est. 

          A la fin il m'a fait découvrir un magnifique parc à bonsaï, hors du commun: il y en avait partout, j'étais Gulliver au milieu de ces arbres nains. A côté se trouvait une espèce de hangar retapé abritant une galerie de sculptures en bois et un atelier de bricolage. Au bout se tenait un petit restaurant dont la terrasse était remplie de personnes âgées, assis autour de tables biscornues, dignes d'un conte folklorique. Après avoir joué avec des marteaux en bois géant (comme ceux dans Nicky Larson) qui devaient servir traditionnellement à la préparation de la pâte de riz gluant, on est allé manger du kimchi jjigae...à 16 heures. "This is my favorite meal EVER! Oh my God, it's so tasty, I could eat it everyday!". OK j'ai compris, pas la peine de s'emballer à ce point...Et il fallait que je le prenne en photo devant son bol de soupe, mais aussi à côté des bonsaï, dans le parking, au pied de la gare... Au secours! Et le pompon c'est qu'il m'avait demandé de payer sa part! Dans le train du retour j'ai presque tout effacé de ma carte mémoire... La seule chose que j'ai apprécié ce jour-là était le kimchi jjigae !

 

Kimchi Jjigae:

(pour 4 personnes)

D'après la recette de Maangchi

-500 g de kimchi
-60 ml de jus de kimchi
-250 g de poitrine de porc
-200 g de tofu ferme
-1 poignée de pousses de haricots mungo
-2 oignons nouveaux
-1 càc de sel
-2 càc de sucre
-2 càc de gochugaru (flocons de piment séché)
-1 càs de gochujang (pâte de piment)
-1 càc d'huile de sésame
-50 cl de bouillon de légumes chaud (traditionnellement il faut du bouillon d'anchois séché et d'algues)

Coupez la viande en lamelles, hachez grossièrement le kimchi et émincez les oignons nouveaux, puis mettez le tout dans une cocotte. Ajoutez le reste des ingrédients sauf le tofu. Couvrez et portez à ébullition pendant 10 minutes. Coupez le tofu en tranches épaisses et ajoutez-le dans la cocotte? Couvrez et laissez mijoter sur feu moyen pendant encore 10 minutes. Dégustez bien chaud avec du riz!

kimchi jiggae

 

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02 février 2016

Atayef 'assafiri

 

atayef assafiri - crêpes orientales fourrées - oriental stuffed pancakes

 

          Pour la Chandeleur je vous propose des atayef 'assafiri, des petites douceurs orientales à picorer autour d'une tasse de thé. Il s'agit de petites crêpes moelleuses semblables aux baghrir, fourrées avec un appareil crémeux, parsemées de pistaches et arrosées de sirop. Tout un poème, n'est-ce pas? D'habitude je ne raffole pas de ces petites choses souvent trop sucrées, mais la recette de Paris-Alep est vraiment parfaite (j'ai juste supprimé la fleur d'oranger, que je déteste). En ce qui concerne le fourrage, il existe plusieurs versions selon le pays où l'on se trouve. Ici il s'agit d'une version syrienne où l'on utilise de la echta, qui est la matière grasse recueillie à la surface du lait bouilli. Alépine a simplifié le procédé fastidieux en utilisant du mascarpone: les puristes vont crier au scandale, moi j'ai trouvé cette idée lumineuse...et scandaleusement délicieuse.

Atayef 'assafiri:

(pour 20 pièces)

Pour les crêpes:
-100 g de farine
-20 cl de lait
-3 g de levure boulangère déshydratée (ou 7 g de levure fraîche)
-10 g de sucre

Pour le fourrage:
-125 g de mascarpone
-5 cl de crème liquide
-10 cl de lait
-1 càc de semoule fine
-15 g de pistaches concassées

Pour le sirop:
-100 g de sucre
-10 cl d'eau
-2 càs d'eau de fleur d'oranger (je n'en ai pas mis)
-le jus d'1/4 de citron

 

atayef

Prélevez 2 càs de lait et délayez-y la levure de boulanger. Laissez reposer 10 min. Mettez la farine, le lait, le sucre et la levure dans un saladier puis mélangez à l'aide d'un fouet. Couvrez de film alimentaire et laissez reposer dans un endroit chauffé (près d'un radiateur allumé par ex) pendant 30 min à 1H. 
Pendant ce temps, préparez le fourrage. Mettez le lait, la crème et la semoule dans une petite casserole, puis faites chauffer sur feu moyen. Remuez sans cesse, jusqu'à épaississement de l'appareil (entre 5 et 10 min). Débarrassez sur une assiette, couvrez de film alimentaire et laissez refroidir complètement à température ambiante. Mélangez ensuite avec le mascarpone et entreposez au frais.
Pour le sirop, mélangez dans une casserole l'eau, l'eau de fleur d'oranger et le sucre, puis portez à ébullition jusqu'à épaississement mais sans coloration. Retirez du feu, versez le jus de citron et laissez refroidir complètement.
Faites chauffer une grande poêle (à crêpe idéalement, ou une plancha comme moi pour en faire cuire 10 à la fois!) et huilez légèrement. Versez quelques petites louches de pâte, sans chercher à étaler: la crêpe doit faire environ 8 cm de diamètre. Lorsque des bulles apparaissent à la surface, et que celle-ci est sèche, retirez de la poêle et débarrassez sur une assiette (ne pas les empiler sinon elles collent entre elles).
Une fois les crêpes refroidies, déposez-y un peu de fourrage sur les 2/3 de la surface. Rabattez les bords vers le centre et pincez les contours pour coller la crêpe et la transformer en cornet (allez voir la technique en images chez Paris-Alep). Tamponnez le côté ouvert sur les pistaches et rangez-les sur une assiette au fur et à mesure.
Au moment de servir, arrosez-les de sirop à votre convenance. 

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29 janvier 2016

La Semaine du rāmen #5 : dressage et dégustation du tonkotsu rāmen

 

chashu ramen

 

          Ca y est, vous l'avez attendu toute la semaine, le voici: votre bol de rāmen est prêt! Hourra !!! Quelle satisfaction de pouvoir goûter à ce bouillon qui a mis mon mental (et mes marmites) à rude épreuve, de croquer dans cet oeuf mariné encore coulant et de porter à sa bouche avec les baguettes toutes tremblantes cette tranche de porc braisé. Si vous avez eu le courage d'arriver jusqu'à cette étape vous méritez amplement une médaille en forme de chāshū !

 

Tonkotsu Ramen:

(pour 1 dizaine de personnes)

-3,5 L de bouillon tonkotsu (+ le morceau de couenne réservée lors de la recette)
-1 dizaine de tranches fines de chāshū
-5 shōyu tamago coupés en 2
-10 portions de nouilles précuites et égouttées
-un peu de shōyudare
-un peu de beni shôga (gingembre mariné) 
-quelques tiges de ciboule

Réchauffez le tonkotsu sur feu doux et incorporez-y la couenne hachée en petits dés (facultatif). Versez un peu de tonkotsu brûlant dans les bols (aux 2/3 environ), puis un trait de shōyudare (à rectifier selon votre goût) . Ajoutez une portion de nouilles, une tranche de chāshū, 1/2 oeuf, du beni shôga et de la ciboule émincée. Dégustez bien chaud !

 

 

chàshu ramen

 

 

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28 janvier 2016

La Semaine du rāmen #4 : Shōyudare

 

shoyudare

 

Avant-dernière étape de notre folle semaine du rāmen: le shōyudare! Si vous avez suivi l'étape du tonkotsu, vous aurez remarqué que le bouillon n'est pas du tout salé. C'est grâce au shōyudare que vous pourrez l'assaisonner, au dernier moment, avant de pouvoir enfin déguster votre bol de rāmen.

 

Shōyudare:

(pour une dizaine de portions)

-30 cl de dashi
-10 cl de saké
-1 càs de mirin
-50 cl de sauce soja
-1 càs de sel
-15 cl de la sauce du chāshū

NB: il vous restera beaucoup de shōyudare: soit vous réduisez les proportions, soit vous utilisez le surplus pour assaisonner d'autres plats (nouilles sautées, wok de légumes...).

Mélangez tous les ingrédients dans une cassrole et faites chauffer sur feu moyen, ne faites surtout pas bouillir. Eteignez le feu et laissez reposer jusqu'à complet refroidissement. Il ne restera plus qu'à assembler tous les éléments pour enfin pouvoir déguster nos rāmen!

 

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27 janvier 2016

La semaine du rāmen #3: shōyu tamago

 

shoyu tamago

 

          Si vous avez déjà eu l'occasion de manger des rāmen dans un restaurant japonais, peut-être avez-vous eu la bonne idée de demander au serveur d'ajouter dans votre bol un oeuf mollet (qui hélas est souvent en supplément). Ce merveilleux tamago (="oeuf" en japonais) est un petit chef-d'oeuvre à lui tout seul: si j'étais végétarienne, il pourrait largement remplacer les tranches de chāshū dans ma soupe. Ce beau jaune soleil, qui oscille entre le fondant et le coulant, apporte une texture de "gras" terriblement régressive, qui vous donnera envie de piquer celui du bol de votre voisin... Oh regarde là-bas, c'est pas Philippe Etchebest? Eh hop, gobé, ni vu ni connu. Le blanc de l'oeuf, quant à lui, aussi bronzé que Ross après sa séance d'UV, vous rendra aussi drogué que moi, merci la marinade parfaite. Allez, courage, il ne vous reste plus qu'une étape avant de découvrir le résultat vendredi :-) 

 

Shōyu tamago:

Inspiré par Eat with your eyes closed

(pour 4 oeufs)

-4 oeufs
-25 cl d'eau
-25 cl de sauce soja
-125 ml de saké
-2 gousses d'ail pelées et écrasées
-2 tiges de ciboule grossièrement émincée
-1 morceau de gingembre d'environ 5 cm coupé en rondelles

 

percer les oeufs

Mettez tous les ingrédients (sauf les oeufs) dans une casserole et portez à ébullition. Sortez la casserole du feu et laissez tiédir à température ambiante. 
Mettez une autre casserole d'eau à bouillir puis baissez légèrement le feu. Percez la base de chaque oeuf avec une aiguille (ou une épingle à nourrice) pour que le blanc se détache de la coquille pendant la cuisson, et rende l'oeuf plus facile à écaler.
Plongez délicatement les oeufs dans la casserole pendant 6 minutes. Pendant les 2 premières minutes, remuez les oeufs avec une cuillère en bois pour que les jaunes restent bien au milieu (étape facultative). 

mariner les oeufs

Une fois cuits, jetez l'eau de cuisson et refroidissez les oeufs sous le robinet d'eau froide. Ecalez les oeufs et mettez-les dans un récipient ou un sac congélation comme ici. Versez la marinade refroidie, refermez hermétiquement et laissez reposer au frais pendant une nuit avant de déguster.
Un petit conseil: doublez les portions, vous serez anéanti une fois le dernier oeuf dévoré.

 

 

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26 janvier 2016

La semaine du rāmen #2 : le chāshū

 

chashu,le porc braisé des ramen

 

          Qui dit rāmen dit chāshū! Il s'agit de porc longuement braisé dans un bain parfumé au saké, puis découpé en fines tranches, en forme de spirales. La viande est exceptionnellement fondante, et encore, il y a une version encore plus longue où la cuisson dure 8H30! Ici notre chāshū n'a cuit "que" 7H30, mais le résultat est déjà terriblement bon, à tel point que j'avais envie de grignoter les tranches une par une, recroquevillée dans un coin de ma cuisine, en murmurant Mon Précieuuux...
          Bon, normalement le chāshū se prépare avant le tonkotsu car il doit reposer tranquillement après sa cuisson, moi je l'ai fait en même temps que le bouillon, je vous raconte pas les effluves dans tout l'appartement...non dans tout l'immeuble...non dans tout le quartier!

Chāshū:

Inspiré par Le Manger

(pour une quinzaine de tranches)

-1 kg de poitrine de porc
-10 cl de sauce soja
-30 cl d'eau
-20 cl de saké
-20 cl de mirin
-100 g de sucre
-4 gousses d'ail
-1 morceau de gingembre d'environ 5 cm
-1 grosse échalote (j'ai mis un petit oignon)
-2 tiges de ciboule

 

1 ficeler la viande

Sortez la viande à température ambiante environ 30 min à l'avance, afin qu'elle soit plus facile à manipuler. Roulez la poitrine de porc sur elle-même, peau vers l'extérieur. Ficelez-la fermement, tous les 3 cm environ (demandez à quelqu'un de vous aidez éventuellement, pour tenir la viande bien serrée).

 

2 bouillon

Préchauffez le four à 135°C.
Prenez si possible une casserole qui soit pile à la taille de la poitrine roulée, et qui puisse aller au four (le manche doit alors être en métal ou être amovible - une casserole en fonte fait aussi l'affaire). Versez-y l'eau, la sauce soja, le mirin, le saké et le sucre. Coupez en tranches grossières le gingembre, l'échalote, la ciboule et les gousses d'ail, mettez le tout dans la casserole puis portez à ébullition. 

 

3 cuisson chashu

Si votre casserole va au four, mettez la poitrine roulée directement dedans, sinon mettez-la dans un petit plat à gratin avec la sauce et les aromates. La viande n'est pas complètement immergée, c'est normal. Couvrez partiellement en mettant un couvercle légèrement de travers, puis enfournez pour 4 heures, en retournant la viande toutes les heures. Baissez ensuite la température à 100°C et poursuivez la cuisson pendant 3 heures et demi, en retournant la viande une seule fois à mi-cuisson (au bout d'1h45 donc).

 

4 chashu cuit

Sortez la viande du four et laissez refroidir à température ambiante toute la nuit. Le lendemain, couvrez le plat de film alimentaire et laissez reposer au frigo pendant toute la matinée. Ôtez le gras figé à la surface, puis enlevez les aromates (ne jetez pas l'ail confit, c'est délicieux avec du riz chaud par exemple). Conservez la viande dans son jus jusqu'au moment de servir. Là vous pourrez découper la poitrine en fines tranches et les déposer directement dans votre bol de soupe.
Mais pas maintenant, attendons la prochaine étape! 

 

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25 janvier 2016

La semaine du rāmen #1: le bouillon tonkotsu

 

TONKOTSU - bouillon aux os de porc - pork bones broth

 

 

          Frustrée d'avoir raté la Ramen Week à Paris il y a 2 ans (oui j'ai la rancune tenace), c'est dans ma petite cuisine que j'ai décidé de lancer ma propre Semaine du rāmen! Mais avec une seule recette, ne nous emballons pas. Contrairement à la version en sachet qui dépanne les soirs de flemme, cette soupe japonaise ne se fait pas en un claquement de doigt: il faut faire mijoter le tonkotsu pendant des siècles, dorloter le chāshū dans un bain parfumé au saké, faire mariner les shōyu tamago et assaisonner le tout de shōyudare maison. Vous n'avez rien compris, c'est normal. Pas de panique, je vais vous détailler toutes les étapes de ce plat réconfortant cette semaine, grâce aux précieux conseils de Camille du blog Le Manger. On commence aujourd'hui par la base: le tonkotsu, le fameux bouillon d'os de porc. Le mien n'est pas aussi blanc que celui de Camille mais il était très très bon. Votre cuisine, votre maison, vos vêtements, vos cheveux vont sentir la soupe pendant des jours, je vous préviens. Mais ça en vaut la peine.

 

Tonkotsu:

(pour une dizaine de personnes)

-3 kg d'os de porc tranchés (à commander chez votre boucher, j'en ai eu pour 2€)
-1 morceau de couenne de porc
-1 gros oignon
-2 ou 3 oignons nouveaux (partie blanche et verte)
-6 gousses d'ail
-1 morceau de gingembre d'environ 5 cm
-1 poignée de champignons noirs séchés
-13 L d'eau

NB: si vous n'avez pas de marmite suffisamment grande, répartissez dans plusieurs cocottes comme moi.

 

 

os

Remplissez votre (ou vos) marmite(s) d'eau froide, portez à ébullition puis éteignez le feu. Plongez-y les os puis laissez reposer ainsi pendant 45 min sans couvrir, à température ambiante. Egouttez les os et jetez l'eau. Nettoyez soigneusement chaque os sous l'eau du robinet, en les brossant (avec une petite brosse à dent idéalement) afin d'enlever toutes les impuretés.

Faites chauffer les 13 L d'eau dans la (ou les) marmite(s).

 

faire griller les aromates


Pendant ce temps dans une poêle, faites griller à sec les légumes (sauf les champignons noirs) grossièrement coupés mais non épluchés, jusqu'à ce qu'ils deviennent presque cramés.

 

couenne de porc

Une fois que l'eau bout, plongez-y les os nettoyés, les légumes noircis, les champignons et la couenne. Portez à nouveau à ébullition et écumez tout ce qui remonte à la suface, pendant environ 30 min. Couvrez et faites mijoter pendant 4 heures. Au bout de ce temps, retirez la couenne et réservez-la au frais.

 

mijotage

Couvrez à nouveau et laissez mijoter pendant 8 heures. Remuez de temps en temps pour éviter que ça accroche au fond (ajoutez de l'eau au cas où le niveau baisserait trop).

 

filtrer le bouillon

 

Au bout de 12 h de mijotage, votre bouillon est prêt. Normalement il doit être blanc mais j'ai sûrement du mal nettoyer mes os. Quoiqu'il en soit, vous devriez obtenir 3,5 L de liquide à ce stade. Eteignez le feu et laissez tiédir le bouillon, puis filtrez-le. Pour l'instant il est fade car l'assaisonnement se fera plus tard. Patience !

 

 

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22 janvier 2016

Bubble tea

 

bubble tea

 

         Je continue sur la voie des bonnes résolutions, en faisant le ménage dans mes provisions. Dans ma cuisine il y a toujours un ou deux placards inaccessibles dans lesquels je range des produits non périssables (champignons séchés, etc...) et dont je ne me sers pas souvent. Lorsque je suis tombée sur ma boîte de grosses perles de tapioca, je me suis dit "Oups, mais j'ai encore ça?". Ca doit bien faire 3 ou 4 ans qu'un ami m'a offert ce paquet... Je me suis enfin décidée à réaliser un bubble tea, moi qui adore ça, je ne sais toujours pas pourquoi je l'avais oublié pendant aussi longtemps!

          Si vous ne connaissez pas, il s'agit d'une boisson à base de thé (avec ou sans lait) additionnée de billes de tapioca légèrement caoutchouteuses. J'avais découvert ça à Paris puis en avais beaucoup consommé à Taïwan, d'où elle est originaire. On peut le boire aussi bien chaud que glacé en été, certains remplacent le thé par du jus de fruit ou un smoothie. Les variantes sont infinies, on trouve même des perles aux fruits. Pour les billes de tapioca, ne confondez pas avec les perles du Japon, j'ai essayé, ça ne marche pas! A la maison tout le monde a adoré: Mister T en a avalé deux à la suite et Mini Piment a bien apprécié les perles à mâchouiller.

 

taiwan bubble tea

Le meilleur Bubble Tea de Taiwan, 2012. 

 

Bubble tea

 (pour 4 personnes)

D'après la recette issue de la Table du Thé de Sophie Brissaud (quantité de sirop divisée par deux)

  • -100 g de perles de tapioca (spécial bubble tea)
  • -1 L d'eau
  • -80 cl de thé noir (ou thé de votre choix)
  • -40 cl de lait 

Pour le sirop:

  • -50 g de sucre blanc
  • -50 g de sucre de palme (ou muscovado, ou sucre brun)
  • -10 cl d'eau

boba 1

 

Mélangez les deux sucres et les 10 cl d'eau dans une petite casserole et portez à ébullition. Lorsque vous obtenez un sirop homogène, laissez refroidir hors du feu.

Versez le litre d'eau dans une casserole et portez à ébullition. Plongez-y les perles de tapioca et lorsqu'elles remontent à la surface, baissez le feu et laissez cuire sur feu doux pendant 25 min, en remuant de temps en temps. Au bout de ce temps, enlevez la casserole du feu et couvrez. Laissez reposer pendant 30 minutes. Egouttez-les ensuite dans une passoire et rincez-les sous l'eau du robinet en les décollant bien avec les doigts. 

 

boba 2

Pour servir le bubble tea, répartissez les billes au fond de 4 verres. Versez un peu de sirop au-dessus, puis le thé (chaud ou froid) et le lait. Mélangez et sirotez!

PS: consommez les perles le jour-même car le lendemain elles auront durci. Si vous n'avez pas les grosses pailles adéquates, servez-vous d'une petite cuillère.

 

boba tea

 

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